Trois mangas en milieu scolaire

A l’occasion de la sortie française des deux premiers tomes d’un des mangas évènements de 2012, Assassination Classroom, voici une sélection personnelle de trois mangas se déroulant en milieu scolaire – avec mes recommandations d’âge minimum. Trois séries pour trois époques : les années 80 avec Kimengumi, la fin des années 90 avec GTO et les années 2010 avec Assassination Classroom.

Kimengumi – Un collège fou fou fou (dès 7-8 ans)

Un collège fou fou fou - Kimengumi On a tous connus le dessin animé avant le manga, grâce au Club Dorothée. Une série complètement débile, avec les péripéties de la bande des joyeux loufoques dont la particularité est qu’ils deviennent tout petits quand ils font des conneries. Du catch, des super-héros japonais, des histoires sans queue ni tête qui fleurent bon le gag manga des années 80, sans atteindre bien entendu la qualité du maître du genre et de l’époque, Dr Slump…

Kimengumi peut être lu et faire rire dès 7-8 ans, même si la série a pris un petit coup de vieux.

Le problème reste de se procurer les ouvrages : la série n’est plus éditée en France depuis 2003.

Alors avis aux détenteurs des droits pour la France (ou aux éditeurs susceptibles de les obtenir) : faites vite, sortez une édition ultimate comme Glénat l’a fait avec Dr Slump et Kana avec les Chevaliers du Zodiaque. Car les acheteurs potentiels sont ceux qui étaient morts de rire devant la série sur TF1 dans les années 80, et notre patience a des limites (sans compter qu’on va bien finir par mourir de vieillesse ou autre).

Un collège fou fou fou (où tout le monde est fou)

Assassination Classroom (dès 9-10 ans)

Le petit nouveau donc, mais qui fait une entrée fracassante avec un tome 1 qui promet une série complètement barrée. Avec 6 tomes sortis pour l’instant au Japon, Assassination Classroom est en première place du top 15 des mangas recommandés par les libraires japonais pour l’année 2013.

L’histoire : un extra-terrestre surpuissant (il a détruit la Lune, voir fig. 2 ci-dessous) doté de tentacules multifonctions et capable de se déplacer à Mach 20 est nommé professeur principal d’une classe de 3ème. Ses élèves ont pour mission de réussir à le tuer avant la fin de l’année (sinon il détruira la Terre). Il le sait, et leur apprend même comment faire.

Contrairement à d’autres mangas scolaires avec des histoires tournant autour de la mort (comme King’s Game), Assassination Classroom est un manga humoristique et non un thriller psychologique. Les gags sont basés sur les super-pouvoirs du professeur extra-terrestre, les tentatives rocambolesques des élèves pour le tuer, et le contraste entre son professionnalisme en tant qu’enseignant et son projet annoncé de détruire la Terre si ses élèves ne parviennent pas à le tuer. Derrière la façade humoristique, je suis sûr que quelqu’un de plus qualifié que moi saura décrypter une analyse du système éducatif.

Cette approche humoristique et l’absence de scènes réellement violentes en font une série qui peut être lue et appréciée à partir de 9-10 ans.

Deux tomes sortis en France pour le moment, chez Kana. Série en cours au Japon avec 6 tomes sortis depuis 2012.

Assassination Classroom

GTO (dès 12-13 ans)

Comme Assassination Classroom, Great Teacher Onizuka repose sur l’idée du prof qui n’avait à la base pas le profil de l’emploi. Onizuka ne devient pas prof pour apprendre à ses élèves comment le tuer, mais pour pouvoir draguer ses étudiantes et avec un peu de chance voir sous leurs jupes.

Ancien chef d’une bande de motard, fan de catch et de jeux vidéo, il applique ses méthodes non conventionnelles pour traiter les situations scolaires ou familiales pourries de ses élèves, des cas jugés désespérés qui ont un point commun : ils ont tous perdu confiance dans les adultes.

GTO est un manga humoristique, avec des aspects dramatiques, une critique de certaines dérives du système éducatif japonais, une dose (raisonnable) de violence, des sujets sociaux (enfants abandonnés par leurs parents, déliquance juvénile, histoires de yakuza, etc.) et pas mal de gags basés sur l’obsession d’Onizuka pour les sous-vêtements féminins. Une série un peu plus adulte donc, que je conseillerais à partir de 12-13 ans.

Série complète en 25 tomes, éditions Pika. Une réédition sous forme de volumes doubles est également sortie en 2011/2012.

Eikichi Onizuka, 22 ans, célibataire

1 réponse

  1. Switch girl pour les filles se passe aussi en milieu scolaire. A partir de 12/13 ans je dirai.

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