Scandale sur internet ! (since 1995)

Article recyclé depuis mon autre blog 3615 Ma Vie, initialement publié le 1er septembre 2009, et que je republie ici comme un témoignage pour les internautes de demain, qui rigoleront bien (oui, encore plus que nous).

Grâce aux archives de l’INA, j’ai pu constituer un petit best-of des reportages des JT de France Télévisions qui, depuis maintenant une quinzaine d’années, aident la ménagère de plus de 50 ans à avoir confiance dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication telles que le “internet”, ce réseau international qui se joue des États et sur lequel on trouve des néonazis, des trucs et astuces pour terroristes, de la drogue, des pédophiles, des révisionnistes, des satanistes, le Ku Klux Klan, des terroristes, des pédophiles, des néonazis, des sites pornographiques, des trafiquants d’enfants, des néonazis, des pédophiles, des groupes terroristes, des médicaments en vente libre, des tueurs en série, des néonazis, des antisémites, des pédophiles, et bien entendu quelques terroristes (sans oublier les pédophiles et les néonazis).

1995 : la recette des bombes artisanales

On a découvert que sur le fameux de réseau de communication international “internet”, n’importe qui peut trouver la recette destinée à confectionner des bombes et à se livrer à des actes de terrorisme. Heureusement, les journaux télévisés veillent et nous alertent sur ce véritable scandale. Un habile logo “internet – le danger” résume ce qu’il faut retenir de cette histoire.

1995 : la propagande islamiste armée

1995 : tapez islam, jihad ou guerre sainte, et vous voilà en communication avec les porte-parole du GIA grâce au réseau internet, l’autoroute de l’information. Le GIA déclare la guerre à la France : “THE SWORD OR HUMILIATION”. C’est écrit en majuscules, signe de colère sur internet. Le GIA porte son message dans le monde informatique à l’échelle mondiale, grâce à des islamistes informaticiens abrités par les plus grandes universités.

1996 : des milliers de webs porno

1996 : deux gérants de serveurs internet pédophiles ont été arrêtés à Paris (au fait, pour ceux qui découvrent, Bruno Masure explique : le réseau internet c’est une sorte de banque de données mondiale qui permet de stocker et d’échanger des milliards d’informations mais non de les contrôler). Le sexe envahit le réseau : des milliers de webs, de services porno, qui vont finir par mettre internet au ban de la société, car c’est un véritable scandale.

1996 : le manuel du terroriste (par centaines)

1996 : on trouve sur internet le manuel du terroriste, un site informatique en anglais avec toutes les instructions pour organiser des actes terroristes. Des sites comme celui-ci se cachent par dizaines, par centaines même, sur le réseau informatique mondial. Un véritable scandale.

1996 : drogue en vente libre

1996 : véritable scandale sur internet ! Dans certains pays étrangers, les abonnés au réseau internet peuvent se procurer librement des médicaments soumis normalement à prescriptions médicales mais surtout des substances dont la commercialisation est interdite, telles que : de la drogue.

1996 : trafic d’enfants

1996 : internet échappe à toutes les législations. Des réseaux américains proposent des catalogues d’enfants à adopter pour 80000 francs. 40 millions de personnes utilisent internet dans le monde, il suffit de parler anglais ! Un véritable scandale.

1997 : images pédophiles sur un serveur internet

1997 : Bruno Masure annonce l’arrestation d’un chercheur en informatique. Un serveur internet diffusait à grande échelle des images pornographiques à caractère pédophile.

1997 : la perversion des lettres de tueurs en série

1997 : Daniel Bilalian nous alerte sur la présence de sites publiant des lettres de tueurs en série actuellement emprisonnés. “Ce phénomène de perversion d’internet est mondial.” Un véritable scandale.

1997 : réseaux pédophiles

1997 : la gendarmerie de Reims s’attaque aux réseaux pédophiles sur internet. “On n’agit plus en toute impunité sur internet”. Tant mieux parce que c’était un véritable scandale, toute cette impunité. Heureusement, le problème est désormais réglé.

1998 : des néonazis ont un site internet

1998 : des néonazis avaient un site sur internet. D’un simple clic sur un bouton “accès pour les sous-hommes”, on arrive sur une photo d’Auschwitz. Un véritable scandale, heureusement ce réseau internet néonazi a été demantelé.

1998 : compilation néonazi + prostitution + pédophilie + drogue + attentat + mutilations + Satan

1998 : aux sites néonazis, on peut ajouter des réseaux de prostitution, de pédophilie ou de trafic de drogue. Mais ce n’est pas tout. Certains sites détaillent 400 manières différentes de tuer (de la lettre piégée à la bombe nucléaire). Le GIA publie des photos de doigts coupés. Des adorateurs de Satan conversent sur la meilleure façon de tuer son voisin. Un véritable scandale.

2000 : enfin un filtre anti images pornographiques

2000 : bien que le problème ait été réglé en 1997 par la gendarmerie de Reims, une start-up française vient d’inventer un filtre anti-images pornographiques pour internet. Un logiciel qui pourrait même débusquer tous les sites illégaux. Enfin la fin d’un véritable scandale.

2004 : racisme et antisémitisme, des sites par milliers

2004 : la propagande raciste, la xénophobie et l’antisémitisme, autant de thèmes qui prolifèrent sur la toile. Estimés à quelques centaines il y a 10 ans, les sites racistes ou terroristes sont plusieurs milliers aujourd’hui. Un véritable scandale. Heureusement, le fournisseur d’accès Tiscali propose un lien pour que les internautes puissent signaler les sites suspects, le problème sera donc réglé très rapidement.

Et encore, là je n’ai mentionné que des reportages de France Télévisions, les archives de TF1 n’étant pas disponibles sur ina.fr. Les journalistes du 13h de TF1, conduits par leur leader charismatique Jean-Pierre Pernault, ont certainement fait au moins aussi bien en matière de vigilance et de dénonciation face à cette menace pour la paix mondiale que représente internet.

Qu’ils en soient tous remerciés.

> Voir ma playlist “internet = satan” sur ina.fr

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